Comment un regard faussé nous tire vers le bas ? – Serge BOUTBOUL
Au fil de notre évolution spirituelle, certains mécanismes de l’ego peuvent subtilement nous dévoyer, déformer notre perception de la réalité, obscurcir notre discernement, et ainsi nous égarer. En cette période où l’alignement intérieur et la clarté de conscience sont plus essentiels que jamais, cet article extrait d’un livre de Serge BOUTBOUL vous propose d’explorer les principaux facteurs d’involution. / Rejoignez-nous en direct le 11 juin lors du colloque en ligne Hautes Fréquences, pour comprendre l’importance actuelle d’élever ses vibrations et retrouver le sens de notre vie sur Terre :

LE BESOIN DE RECONNAISSANCE
« Pour avancer sur le chemin de la Lumière, il est nécessaire d’oublier notre petit « moi » et de remercier les plans supérieurs, sinon nous arrêtons temporairement le mécanisme d’abondance. Il nous faudra donc repérer à travers nos pensées, nos paroles et nos actes tout ce qui en nous est enclin à la distorsion. Nous devons discerner nos réelles intentions afin de localiser tous nos décalages à éliminer un par un pour progresser correctement.
Une personne ne choisit pas consciemment « le côté sombre », mais elle choisit l’orgueil ou le besoin de reconnaissance. Cette attitude peut être due à des frustrations à la suite d’un manque de reconnaissance datant de sa petite enfance. Elle a pu en garder un sentiment d’amertume. C’est aussi le cas lorsque certains événements de sa vie ont été vécus comme une injustice et pour lesquels elle n’a pas eu le moyen de s’expliquer. Cela peut générer un besoin inconscient de s’affirmer ou de prendre une revanche. En raison de ce type de vécu, la personne concernée peut ne pas être capable consciemment de choisir la Lumière car elle recherche surtout le fait d’être valorisée. Ainsi, si elle désire avancer sur le chemin spirituel, elle tirera parti de toutes les situations, de tous les messages spirituels qui peuvent lui être transmis pour les réadapter et les récupérer à son avantage. Au début, ce ne sera qu’un besoin de reconnaissance qui se manifestera de temps en temps, mais ce besoin qui n’aura jusque là jamais été comblé transformera lentement la motivation de cette personne pour la détourner finalement de sa réalisation spirituelle.
C’est l’un des obstacles le plus difficile à lever. Rappelons-nous que tout être et toute chose a besoin d’être reconnue et aimée. Pour faire la distinction entre le besoin légitime d’être aimé et un ego surdimensionné, il nous faut percevoir par la méditation si notre besoin est insatiable et comparable à un trou noir que nous ne pouvons remplir. La personne qui vit dans cette recherche de reconnaissance ne se rend pas compte qu’elle glisse lentement hors du chemin spirituel. Si elle est thérapeute, elle commencera à s’admirer et se prendra pour quelqu’un de supérieur. Quelles qu’en soient les raisons, nous devons dépasser ce besoin de reconnaissance, et surtout ne pas attendre des autres qu’ils viennent le combler. Pour progresser, il nous faut éviter toute intention nous attirant vers le bas et choisir sans arrière pensée, et de façon catégorique, le chemin de la Lumière.
Un autre aspect du regard faussé se manifeste lorsqu’une personne veut tellement éviter le mal qu’elle en voit la présence partout. Ce qui en définitive attirera tôt ou tard la négativité sur elle, par voie de résonnance.
NOTRE PART D’OMBRE
Ce que nous appelons nos parts d’ombre est la partie de nous-même qui refuse de progresser et d’avancer vers l’ouverture et l’évolution. Cette partie est nourrie principalement par notre mental « inférieur » qui fait écran, se refuse à tout changement et se sert de tous les moyens à sa disposition pour nous empêcher de progresser vers les plans – de conscience – supérieurs. Il utilise ainsi nos peurs, nos émotions négatives, notre imaginaire ainsi que nos conditionnements et nos programmations mentales.
Ces parts d’ombre ne réagissent pas forcément dans la vie de tous les jours. Ce n’est que lorsque nous sommes en contact avec des énergies de niveau supérieur qu’elles se manifestent. Le travail sur nos parts d’ombre, autrement dit le nettoyage de nos charges négatives, est donc un passage obligatoire, qu’elles soient situées sur le corps éthérique, astral, mental ou encore causal. Nos corps subtils nettoyés permettront un meilleur ressenti qui aidera ainsi nos perceptions subtiles à se déployer.
Il n’y a pas d’avancée spirituelle authentique sans passage par toutes les étapes obligatoires. Nous devons affronter notre part d’ombre car cette confrontation avec notre partie spirituelle, avec son désir d’évolution et notre mental inférieur, qui ne veut pas être remis en cause, est essentielle pour nous pacifier. L’expérience étant faite, il n’y a plus à y revenir.
LE MENTAL INFÉRIEUR
Le mental détermine notre façon de voir et donc de vivre. Il est en fait le filtre avec lequel nous percevons le monde extérieur. Il a la particularité de ne jamais être dans le moment présent. Ainsi, il nous empêche d’être vraiment « ici et maintenant ». De plus, c’est lui qui nous empêche de percevoir les mondes subtils qui nous entourent. Le mental est ce qui nous permet de raisonner. Néanmoins, il est souvent le premier obstacle sur le chemin spirituel. En effet, le mental a la particularité de fonctionner avec un volume fort à la manière d’un poste de radio allumé en permanence et qui nous empêche d’entendre « notre petite voix ».
Pour résoudre ce problème, il est nécessaire de ralentir notre mental en faisant de temps en temps un arrêt d’une minute, de nous concentrer uniquement sur le ressenti de notre respiration et de n’avoir dans notre tête aucune pensée « mot » ni « image ». Un peu comme lorsque nous sommes en voiture à grande vitesse, elle ralentit de manière proportionnelle à nos coups de frein. De la même manière, nous pouvons ralentir et diminuer la quantité de pensées émises par le mental. Nous commençons ainsi à nous rapprocher de ce que l’on nomme « la paix intérieure ». L’individu qui ne maîtrise pas son mental le subit. Cela peut aller de la personne qui a des pensées dispersées jusqu’à la personne qui subit ses pensées obsessionnelles. Une bonne méthode pour travailler la maîtrise de nos pensées est la respiration consciente.
C’est principalement à travers notre « mental négatif » que se manifestent nos parts d’ombre. Il nous empêche d’être heureux en nous remettant sans arrêt en cause et en nous chargeant continuellement de nouveaux objectifs à atteindre. Il est, à l’image du paravent, celui qui masque les mondes spirituels qui nous entourent. C’est le mental inférieur qui nous fait refuser une vérité en s’appuyant sur une de nos failles émotionnelles. Il est souvent responsable de la plupart des distorsions dans les vies. Il fausse le regard sur le monde qui nous entoure et nous enferme dans une vision réductrice. Il utilise les angoisses et les peurs pour nous éloigner de la réalité. Il nous pousse au refus du changement et de l’ouverture car il a peur que son existence soit remise en cause. C’est parce qu’il croit qu’il va mourir qu’il nous empêche de méditer, de progresser.
Il est nécessaire d’écouter nos guides spirituels pour pouvoir progresser spirituellement et éviter de prendre un chemin de vie qui n’a pas été prévu et qui n’a pas lieu d’être, puisqu’il ne fait que nous ajouter des épreuves inutiles. Cela ne veut pas dire que nous nous débarrassons des obstacles que nous devons surmonter, mais nous les confions aux plans supérieurs pour mieux les transcender. Cette mise à disposition des plans supérieurs nous entraîne vers un changement de vie, de regard sur notre réalité. La personne qui est dans cet état-là avance d’elle-même sur le chemin, tout en se laissant porter. Elle sait qu’elle n’est pas seule et a conscience qu’elle est aimée et accompagnée. Malgré les difficultés qu’elle vit dans la réalité, cet état la transforme petit à petit. »
Extraits du livre de Serge BOUTBOUL :
Comment percevoir et agir sur les mondes subtils qui nous entourent (Exergue)
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