Comment sentir si on est au bon endroit au bon moment ? – Sylvie OUELLET

« Même si les êtres humains, dans leur personnalité, souhaitent souvent se la couler douce, ne pas trop se perdre dans les questionnements existentiels, il n’en demeure pas moins que chacun d’eux est mû par une force qui l’incite au dépassement. Tôt ou tard, celle-ci aura raison de toute résistance consciente ou inconsciente. Comme la grande majorité des gens ne connaissent pas les fondements de leur mission de vie, cette quête de transformation est orientée vers l’extérieur dans la plupart des cas.

On cherche à changer de travail , de relation ou de domicile pour assouvir cet élan. On acquiert d’autres connaissances et développe d’autres habiletés dans lesquelles on tente de s’investir, croyant qu’elles mèneront enfin à la découverte de sa propre mission de vie. Or, la mission de vie n’a rien à voir avec une action ou une fonction, mais bien davantage avec un état. Nous ne venons pas accomplir des tâches. Nous nous incarnons pour être qui nous sommes fondamentalement.

Savoir-être, savoir-faire, savoir-vivre… lequel choisir? Cette question est fondamentale, car elle repose sur une vision et une manière de vivre qui vont à l’encontre des préceptes de la société matérialiste et du monde de dualité dans lequel nous vivons. Le savoir-vivre – c’est à dire l’ensemble des connaissances qui permettent de faire des choix conscients axés sur sa mission de vie – implique tout d’abord une démarche pour retrouver les informations qui sont justes pour soi et qui proviennent de la sagesse innée. Cela n’est possible que si le savoir-être est déjà là. En effet, les discernement nécessaire au réveil du savoir-vivre requiert une connexion à soi, à son monde intérieur. Pour effectuer des choix axés sur sa mission de vie, l’être doit se conn-être. En d’autres mots, il doit savoir qui il est dans son essence pure.

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C’est ensuite seulement qu’il saura faire tout ce qui est juste pour lui. L’incompréhension de la mission provient du renversement de ces concepts. On fait pour tenter d’être. On cherche des moyens de gagner ou de vivre sa vie sans se connaître ni connaître la vie. On conjugue donc l’exploration de l’incarnation avec le mauvais auxiliaire et la sensation d’être au bon endroit tarde à venir. C’est la découverte de soi en conscience (Savoir-vivre et Savoir-ÊTRE) qui permet d’accomplir (Savoir-faire) chaque geste de sa mission au service de l’accroissement individuel et collectif. Aucune action, aucun matériel ne peut procurer un état d’être. Pour savoir quoi FAIRE de sa vie, il faut ÊTRE sa vie, c’est à dire qu’il est nécessaire de vivre pleinement chaque moment bien ancré au coeur de son corps, de son âme et de son esprit.

La connaissance de soi nécessite silence, observation et vigilance. Voilà ce qu’on peut faire pour trouver sa mission de vie. Cependant, il importe de préciser qu’il n’y a aucune démarche miraculeuse en elle-même, y compris celle qui vous est proposée ici. Le miracle dépend d’une discipline régulière d’intériorisation. Tout ce que nous cherchons existe en nous. L’extérieur peut nous aider à voir les réponses, mais ces dernières n’auront de véritable sens qu’en résonance avec le monde intérieur.

Pour trouver sa mission de vie, il faut donc réserver à l’agenda des moments de présence à soi, et ce, le plus régulièrement possible afin d’en accroître l’efficacité. Durant l’incarnation, c’est l’âme qui est la gardienne de sa direction et de son déroulement. Il importe donc d’être à son écoute. Elle nous révèle des informations utiles grâce aux ressentis  subtils, aux sensations et aux blocages dans le corps physique, aux émotions et aux pensées. Ces pauses sont des cadeaux inestimables pour conscientiser ce qui s’agite dans le monde intérieur, pour ralentir le flot des pensées, pour recouvrer la paix afin de laisser émerger la sagesse intérieure (…).

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Pourquoi l’observation de soi est-elle nécessaire à la réalisation de sa mission de vie? Le monde extérieur s’exprime par trois niveaux de langage : par le corps physique, par les émotions et par les pensées. Autant la personnalité que l’âme utilisent ces niveaux de langage pour communiquer leurs messages. Le contenu diffère évidemment puisque le taux vibratoire de chacune n’est pas le même. La personnalité vibre aux fréquences de la matière dense davantage axée sur la dualité : peur, angoisse, doute, division, conflit, envie, jalousie, colère, tristesse, frustration, contrôle, attachement, sécurité, amour possessif, plaisir matériel immédiat, comportements égoïstes et égocentriques. L’âme vibre plutôt aux énergies du coeur ou du plan causal : certitude, abandon, unification, paix, gratitude, joie, confiance, sérénité, lâcher prise, amour détaché, bonheur durable, altruisme.

L’observation de soi permet de prendre conscience de l’interlocuteur qui parle dans le monde intérieur. Est-ce la personnalité ou l’âme? En étant en contact avec le corps, les émotions et les pensées, il devient plus facile d’identifier cet interlocuteur. Cette information est des plus précieuses pour savoir si les actions envisagées suivent la voie de la mission de vie (l’âme) ou la voie des désirs égotiques.

De plus, c’est grâce aux contact avec le monde intérieur que le sens du monde extérieur peut se révéler. En effet, c’est sur le plan causal, le monde des pensées abstraites, que le verbe commence à se faire chair. Tout ce qui existe dans le monde matériel est issu des pensées. Cela signifie donc que la pensée précède la matière (…).

Sommes-nous réellement co-créateurs du monde extérieur? Lors que nous le regardons, il semble parfois fort difficile de concevoir quelle part nous y avons prise. La guerre, l’injustice, la méfiance, l’abus de pouvoir qui sévissent dans un ailleurs plus ou moins éloigné s’opposent souvent aux énergies que nous investissons dans notre quotidien et dans nos actions. Toutefois, elles sont le reflet des conflits, des iniquités, des trahisons et des tromperies que nous nourrissons en nous-mêmes. Cette division externe existe pour nous aider à identifier ce mouvement interne inconscient. Après quoi, nous devenons libres de nous en affranchir en choisissant l’énergie que nous souhaitons voir fleurir dans notre réalité. Nous cessons d’être victimes des créations issues des pensées inconscientes pour devenir co-créateurs de nos états d’être et de ce monde de matière. »

Sylvie OUELLET
Extrait de son nouveau livre Être ou ne pas Être, voilà la Mission ! (Ed. Le Dauphin Blanc)

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Atelier inédit avec Sylvie OUELLET :

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2 commentaires sur “Comment sentir si on est au bon endroit au bon moment ? – Sylvie OUELLET

  1. Plein de sagesse. J’étais hier à la conférence de Sylvie à Montréal. Toute ma reconnaissance pour cette excellente conférence! Sylvie est une très bonne conférencière, tout est fluide et clair. Elle transmet des informations plutôt complexes d’une façon merveilleusement accessible et compréhensible. J’ai appris des choses importantes sur le passage de l’âme vers la Terre et à son retour. Je suis ravie de m’être procurée son dernier livre. Je vais le lire avec un très grand intérêt. Merci de tout cœur à Sylvie pour ses enseignements. Bravo et merci à Estelle pour toutes ces merveilleuses conférences en ligne ou en salle.

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