Qu’es-tu prêt à perdre pour être qui tu es? – Farah SAHBI

« Qu’es-tu prêt à perdre pour être qui tu es? On peut légitimement se poser la question. Chaque instant meurt à chaque seconde. Que nous nous en rendions compte ou non, cela ne change rien. La mort fait partie inhérente de la vie. Mais qu’en est-il de nos choix conscients? Tu l’as sans doute remarqué, un choix est parfois difficile à faire, car il porte la mort d’une possibilité. C’est un peu comme si, à chacune de nos décisions, nous prononcions une condamnation à mort. C’est intimidant n’est-ce pas? 

Mais c’est réellement cela qui est en jeu, parce que c’est ce que nous faisons, à chaque fois que nous choisissons. S’ensuit naturellement un deuil, plus ou moins facile à faire en fonction de la situation. Certaines personnes qui ont du mal à avancer dans leur vie, qui restent attachées au passé, n’arrivent tout simplement pas à faire leur deuil des décisions auxquelles elles ont renoncé.

Il est vraiment important pourtant d’y parvenir, car cela mène au changement. Sans deuil, on reste dans un monde suspendu dans le temps, comme absent de la réalité présente. On perd alors sa capacité à créer, puisque notre chemin se trace dans le moment présent. « Mais comment faire ce deuil? » me demanderas-tu.

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La première chose est de ne plus résister à ce qu’il s’est produit. C’est s’effondrer une bonne fois pour toutes, pleurer, frapper, évacuer tout cette énergie contenue, qui ne fait que t’étouffer, si tu la laisses à l’intérieur de toi. C’est enfin se remettre à respirer, au lieu de retenir ton souffle en réaction à cette mort que tu n’as pas su accepter.

L’émotion met plus ou moins de temps à s’estomper en fonction de la situation, de ton vécu, de ta personnalité, mais plus tôt on accueille la tristesse, plus tôt on pourra à nouveau ressentir la joie.

Alors, à chaque fois que tu es confronté à un choix difficile, n’hésite pas à te rappeler que même si tu perds quelque chose, tu dis surtout « oui » à une partie de toi encore inexplorée. Pour chaque mort, il y a une nouvelle vie. Une inspiration, une expiration. Cela fait intégralement partie des rythmes qui guident nos pas. »

Farah SAHBI alias OZALEE
Extrait de son livre L’Ère du Verso, La simplicité d’être (Lulu)
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